"AprèsLe Silences des Agneaux, après Seven, après Saw, Un sur
deux". Rien que ça...
La 4ème de couverture est un vrai catalogue de louanges, toutes plus dithyrambiques les unes que les autres. Presque agaçant à force...
D'ailleurs, j'ai plutôt tendance à me méfier de ce type de bouquin, Celui que TouleMonde a Adoré, et qui vous le râbache bien...
Sauf qu'après avoir pioché quelques bonnes critiques ici et là, je me laisse tenter... Un bon thriller, me dis-je, peut-être pas très innovant mais efficace, comme on dit.
Et dans l'ensemble, le roman remplit plutôt bien son office, malgré quelques longueurs et un style parfois trop démonstratif, l'auteur nous tirant par le bras et pointant du doigt ce qu'il vient
déjà de suggérer...
Des maladresses inhérentes à un premier roman, qui ne portent guère à conséquence pourvu qu'on puisse y trouver un peu de distraction, à travers une histoire pas franchement
originale (un flic rejoint l'équipe du légendaire inspecteur John Mercer, tous ensemble ils vont traquer un dangereux psychopathe) mais haletante, où l'auteur joue avec nos nerfs
jusqu'à la dernière ligne.
Mais voilà, si on se laisse porter plutôt volontiers par l'intrigue, le rebondissement final est parfaitement superflu, et gâche complètement le dénouement. C'est comme le maquillage, à force
d'en rajouter, ça fait vulgaire...
Sans compter les quelques incohérences qui émaillent le récit, notamment ce chapitre entier - intitulé Charlie, environ à la moitié du récit -, un élément que vous retournez dans tous les
sens sans pouvoir l'assembler à la mécanique de l'enquête ni même lui donner une quelconque signification !
Au final, Un sur deux est un thriller très moyen, où l'intensité dramatique s'enkylose au fil du récit et qui n'échappe pas aux poncifs du genre (le profiler empathique n'est pas
sans rappeler certaines séries télévisées plutôt médiocres).
Une fois reconstitué, ce polar-puzzle ne laisse apparaitre qu'un motif plat, sans relief, académique comme une carte postale. Dommage, car l'imagination de l'auteur et la construction du récit (en
forme de compte-à-rebours, ce qui crée une tension supplémentaire) sont des signes encourageants... Promesses tenues dans le... prochain roman ?
Sonatine éditionsest un nouveau venu dans le paysage éditorial. "Baptisée ainsi en hommage à la forme
musicale douce de la sonate et aux films de yakuzas, Sonatine éditions a pour ambition de tenir ce paradoxe fondateur et de concilier à travers sa production éditoriale culture et
contre-culture, courants continus et alternatifs." Leur catalogue - une majorité de traductions - s'oriente particulièrement vers le polar et le cinéma, à travers romans,
beaux-livres, documents...
Un sur deux/ Steve Mosby (Sonatine éditions, 2008)
Ce n'est pas un premier roman pour Steve Mosby, en tous les cas pas quand on regarde les sites en anglais : The Third Person (2003)
The Cutting Crew (2005)
J'espère que j'aimerais the 50/50 Killer!!!
commentaire n° : 1
posté par :
Marie
le: 27/04/2008 17:05:09
Autant pour moi ! Si Un sur deux est son premier roman traduit en français, ce n'est pas son premier livre, c'st vrai... Comment as-tu trouvé ses 2 premiers romans ?
réponse de : jeanjean (site web)
le: 27/04/2008 19:10:21
The Cutting Crew (2005)
J'espère que j'aimerais the 50/50 Killer!!!