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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 00:00

C'est la couverture qui a attiré mon regard. Ces trois jeunes types, jeans retroussés, penchés sur le capot d'une bagnole, ça fleure l'Amérique des années 50, le rockabilly et la fureur de vivre.

Outsiders a connu dès sa parution en 1967 aux Etats-Unis un immense succès, avant d'être adapté au cinéma par Francis Coppola en 1983 (vu la bande-annonce, ça a l'air d'avoir bien vieilli quand même...). Le livre sort en France la même année, avant de s'épuiser gentiment jusqu'à cette réédition en poche.


1966, Tucson, Oklahoma. Ponyboy Curtis, 14 ans, vit avec ses frères, Darry et Sodapop. Quand leurs parents sont morts dans un accident de voiture, ils ont eu l'autorisation de rester ensemble à condition de "bien se tenir". Darry, l'aîné, a pris le rôle du père, et bosse comme un fou pour permettre à son jeune frère de continuer l'école.

Ils vivent dans les quartiers pauvres de la ville et sont des greasers, autrement dit des voyous, des loubards. Enfin, plus turbulents que délinquants. A part peut-être Darry, qui a déjà fait de la prison et qui "hait le monde entier".
La vie n'est pas rose tous les jours pour Ponyboy, mais il y a les copains - Steve, Grain-de-sel, Johnny... -, et il sait qu'il peut toujours compter sur eux. Ensemble, ils traînent dans les rues, refont le monde, et surtout, se bagarrent contre l'ennemi juré, les Socs, "les mecs du gratin, les richards des quartiers ouest, quoi".
Jusqu'au jour où... tout bascule, quand l'un des Socs est tué.


Outsiders n'évite pas certains écueils mélodramatiques mais témoigne quand même d'une grande maturité quand on sait qu'il fut écrit par une fille de... 16 ans, "révoltée par les injustices sociales dont elle est témoin au lycée".
 
Dans la tradition du roman d'initiation, voilà un beau récit sur la jeunesse, l'amitié et la différence, à travers la voix de cet adolescent confronté très tôt à la violence et à l'injustice du monde.

Passez donc un moment avec Ponyboy Curtis, il mérite qu'on l'écoute.


Conseil(s) d'accompagnement : en plus dur et plus costaud, Les seigneurs de l'américain Richard Price raconte aussi des histoires de bandes, dans le Bronx des années 60. Price, on en parle bientôt d'ailleurs, avec un nouveau roman à paraître à la rentrée.


Outsiders /
Susan Heloise Hinton (Outsiders, trad. de l'américain par marie-Josée Lamorlette. Le Livre de poche, 2009)

 

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commentaires

Restling 31/07/2009 10:07

Je l'ai lu à l'adolescence et qu'est-ce qu'il m'a marquée !!!
Du coup, je ne suis pas sure que j'aimerais le relire maintenant, j'aurais peur d'être déçue...

jeanjean 31/07/2009 13:57


J'ai relu L'attrape-coeur de Salinger il y a quelque temps, et évidemment je n'ai pas retrouvé la magie de la première lecture adolescente, d'ailleurs je
n'ai même pas été jusqu'au bout... Alors, en effet, peut-être que tu devrais rester sur ta première impression.


Travis 30/07/2009 23:25

Pour la zic un petit Johnny Cash cela aurait été parfait.

jeanjean 31/07/2009 13:52



comme un p'tit Folsom prison blues !



Travis 30/07/2009 23:21

Depuis le temps que je l'attends, celui là + Rumble Fish (même auteur je crois?), sont vraiment deux films de Coppola que j'adore, pour le livre je crois que je vais me laisser tenter. Merci pour l'info.

jeanjean 31/07/2009 13:52


Rumble fish, ça doit être Rusty James dans la traduction française, et à priori il est épuisé. Sacré film celui-là, je me souviens d'un beau N&B
et de... poissons en couleur, je crois...


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