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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 00:00
Vous l'avez peut-être remarqué, cela fait quelques semaines que j'insère, à partir de la couverture du livre (et quand celui-ci est au catalogue) un lien vers le site de la librairie Entre-deux-noirs de Christophe Dupuis, située en Gironde, par ailleurs.

En quelques clics vous pouvez donc commander l'ouvrage. Surtout n'hésitez pas, surtout que j'ai une clause avec Christophe : il doit me céder son fonds de commerce au bout de 495 784 ventes...
Plus sérieusement, c'est simplement une façon de soutenir la librairie indépendante, d'autant plus que vous n'y trouverez pas simplement un catalogue, mais aussi les avis des libraires (une courte critique pour chacun des ouvrages !), de nombreuses interviews ainsi qu'un rayon jeunesse et littérature générale.

Ancien directeur de collection chez Baleine, Christophe a aussi créé l'association
L'Ours polar. En plus de ses activités à la librairie, il assure des formations aux quatre coins de l'hexagone et a des projets en pagaille. 


Une p'tite interview, afin que vous fassiez connaissance avec le bonhomme :

entre-2-noirs-90x728Cette passion du polar, elle a commencé comment ? Tu es tombé dans la "potion magique" quand tu étais petit ?
Yes, c’est lié à mes parents, tous les deux grands lecteurs et qui m’ont refilé leur passion de la littérature et le polar, c’est mon père qui, mordu du genre, me préparait des piles de livres quand j’allais en vacances chez lui “tiens, c’est Pouy, il faut lire“ “tiens, un Daeninckx“…

Comment a démarré l'aventure Entre-deux-noirs ?
Il y a dix ans (1er avril, ça ne s’invente pas) avec 30 000 francs (autant dire rien), des livres d’occasion et des étagères de brocante. J’étais tellement court financièrement qu’on faisait neuf et occasion car je n’avais même pas assez d’argent pour acheter de quoi remplir 15m2 de livres neufs…

"Ici on ne vend que ce qu'on aime". Tu peux développer ?
On nous serine régulièrement que les daubes qu’on vend permettent de vendre des choses plus « pointues », que ça vaut pour la librairie et pour l’édition… moi j’y crois pas de trop (en tous cas pour des petites librairies provinciales comme la mienne) et depuis 10 ans, on ne vend pas Dan Brown et Cie et on réussit à s’en sortir… en gros on a pas de pic de ventes, mais de nombreux titres de qualité qu’on vend bien. Et ça, c’est vrai, j’en suis fier.

Sur le site, tu indiques que "la librairie est à vendre",
tu en es où de ce côté là ?
De bonnes pistes, mais tant que rien n’est signé…

La revue L'Ours polar a fêté dernièrement son 50ème et dernier numéro, tu prévois de passer moins de temps à la librairie... Tu as d'autres projets, toujours concernant le polar ?
Oh oui, des tonnes : voir grandir ma fille, assurer des formations et animations sur le polar, me lancer dans une thèse sur le polar (sur la naissance du roman noir : en gros, comment le contexte social et historique de l’Amérique crée le roman noir et font qu’on passe du roman d’énigme au roman noir), écrire avec un ami [il s'agit de Emeric, alias Duclock, qui s'occupe aussi de l'association Fondu au noir] une série d’essais englobant polar et musique (l’historique du roman noir dans les grands pays à travers les courants musicaux), réaliser une série de documentaires sur le polar avec
Sébastien Gendron, série intitulée "notes sur auteurs et villes" qui s'intéresse aux auteurs ancrant leurs fictions dans un lieu bien précis, sur la relation qu'ils entretiennent avec ce lieu... 
Et j’ai aussi monté une petite structure d’accompagnement auprès des collectivités pour leurs projets d’accompagnement de la librairie indépendante (réflexions sur la passage au numérique, accompagnement pour le développement culturel des centre-villes, cartographie de la librairie indépendante...).

Tu organisais une rencontre avec James Ellroy à Bordeaux il y a peu, non ? Comment ça s'est passé ?
De l’avis du public très bien, vous pouvez aller mater ça
sur le site de Mollat.

J'ai vu que tu offrais même le café dans ta librairie, chouette...
euh, disons qu’on le vend mais comme on est pas commerçant, c’est vrai qu’on l’offre assez régulièrement…
 
Et un p'tit verre de bordeaux, c'est possible ?!
Oui, on offre toujours un coup de rouge quand on a des rencontres avec les auteurs !



Interview réalisée par courriels les 12-13 février 09. 

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Published by jeanjean - dans polarenvrac...
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commentaires

cynic63 16/02/2010 09:38


Même aventure que toi avec la FNAC...et exactement la même réaction de ma part!!!De mon côté, je renvoie à "Bibliosurf" qui fait également du bon boulot. Vive les indépendants!!!


jeanjean 16/02/2010 17:09



Comme tu dis, et Bernard Strainchamps n'est pas en reste.



Aurore 15/02/2010 21:57


Belle initiative de soutenir un libraire indé! C'est parfois (souvent ^^) pénible de voir fleurir les logos amazon/fnac et consort sur les blogs de lecteur, un peu un non-sens à mon humble avis!
Merci donc!


jeanjean 15/02/2010 23:32



Il y a quelque temps, la FNAC m'avait proposé un "partenariat" : des liens vers leur site, et une commission (de 7% je crois) sur les livres vendus quand l'acheteur
arrivait de mon blog. J'avais dit non. Rien contre eux, mais ils "croquent" déjà beaucoup, alors autant soutenir les "petits" libraires. Bon après, chacun fait comme il le sent.



cathe 15/02/2010 18:17


En revanche quel dommage que sa librairie ne soit pas dans les rues les plus commerçantes ! Je suis allée deux années de suite en vacances dans le coin (pour le festival d'Uzeste), je suis allée
plusieurs fois à Langon, et je n'ai appris qu'ensuite que le célèbre "Ours polar" " était là-bas :-(


jeanjean 15/02/2010 23:28



Pour le festival d'Uzeste ? Mouais... ce serait pas plutôt pour visiter les caves, hein ?! ;-)
Bon, jamais 2 sans 3, dit-on...



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