Lundi 12 mai 2008

Je relaie l'initiative de l'association Ecriture & Papyrus qui propose un "stage polar" estival du côté de Villefranche-sur-Saône. A vos plumes !



Du mercredi 2 au dimanche 6 juillet 2008
de 10 h à 16h30

Serge-Yves RUQUET
auteur de Frères d'armes et Marseille sur Maire
aux éditions Jigal

vient animer au Papyrus, à Villefranche-sur-Saône
(entre Lyon et Mâcon, à 3mn à pied de la gare S.N.C.F.)



5 JOURS DE POLAR

Tarif stage 235 € Arrhes 100 €
Inscriptions ouvertes - au plus tard avant le 15 juin 2008

 

5 jours pour créer chacun son polar (une nouvelle). Imaginer, rédiger, lire, écouter, reprendre et affiner. Profiter des expériences croisées. Expérimenter les outils de la gestion du récit, du suspens, du frisson, du mystère... et de leur résolution !
La rencontre privilégiera l'émulation et l'échange.

Serge-Yves Ruquet, auteur grassois de polars à succès, a également écrit de la poésie, des livres pour enfants, des nouvelles - dont l'une est à l'origine de son premier polar Frères d'armes. Il a enchaîné plusieurs activités, tour à tour pianiste, comédien, metteur en scène... informaticien.

 

Retrouvez la biographie de Serge-Yves Ruquet sur http://www.polarnoir.fr/


Renseignements, inscriptions 04-74-09-11-90, auprès de Sylvie Callet

par jeanjean publié dans : polarenvrac... communauté : POLARDISES
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Lundi 12 mai 2008
Les Prix Mystère de la Critique ont été créés en 1972, par des collaborateurs du mensuel Mystère-Magazine - édition française du Ellery Queen's Mystery Magazine -, né en 1948 et stoppé en 1976. Comme son nom l'indique, ce sont des critiques littéraires qui récompensent chaque année deux polars, l'un français, l'autre étranger, à partir d'une sélection préalable de dix romans parus l'année précédente.

Cette année, les prix ont été attribués à Daniel Woodrell pour Un hiver de glace, et à Pascal Dessaint pour Cruelles natures, un roman particulièrement réussi qui s'éloigne du polar urbain traditionnel pour une mise au vert très... noire . Dessaint qui signe le doublé d'ailleurs, après Bouche d'ombre, déjà récompensé il a dix ans.
Les deux romans sont publiés chez Rivages.
 

 

 

par jeanjean publié dans : polarenvrac... communauté : POLARDISES
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Mardi 29 avril 2008
La famille de l'écrivain décédé en 1995 a décidé de léguer (généreusement) l'ensemble de ses manuscrits à la Bibliothèque Nationale.
Carnets de notes, dessins, correspondance, ébauches... : des archives qui devraient ouvrir de nouvelles perspectives sur l'oeuvre de Manchette et faire le bonheur des chercheurs et amateurs en tous genres !

Une autre bonne nouvelle nous vient des éditions Gallimard, qui s'apprêtent à publier les premiers cahiers de son Journal, rédigé entre 1966 et 1995 (le premier tome couvre la période 1966-1974, sortie prévue le 2 mai).


Voilà qui devrait ravir les inconditionnels de l'écrivain et nous donne l'occasion de (re)découvrir cet immense auteur trop souvent réduit au titre de "père du néo-polar".
Dix romans en dix ans. De 1971 à 1981, Jean-Patrick Manchette a publié dix romans "d'intervention sociale" qui ont contribuer à faire entrer le polar français dans la modernité. La dérive terroriste (Nada), le blues de la police (Morgue pleine) ou celui des cadres (Le petit bleu de la côte ouest)... : son oeuvre aborde de front la société contemporaine, quand elle ne met pas carrément les pieds dans le plat (L'affaire N'Gustro, en référence à l'affaire Ben Barka) !
Mais il ne faut pas réduire ces romans à leur aspect documentaire : Manchette fut d'abord un grand styliste. Epurés, imagés, se bornant aux faits et gestes dans une apparente simplicité, les romans de Manchette sont avant tout de petits bijoux littéraires.

Enfin, le plus important aujourd'hui, outre l'influence qu'il a exercé sur de nombreux auteurs, c'est que Manchette est encore et toujours lu : les rééditions successives rencontrent à chaque fois de nouveaux lecteurs, tandis que se multiplient les contrats de droits étrangers ; ses romans sont traduits en allemand, espagnol, italien, anglais, polonais, tchèque, vietnamien... !

Comment expliquer un tel succès, notamment auprès des jeunes générations ? La réponse d'Alain Dugrand, un autre "écrivain du réel" : "Parce que dans ses romans on ne s'emmerde pas. Les personnages ne prennent pas la pose devant la cheminée du salon. Le refus des sentiments et la radicalité de la phrase tranchent toujours autant avec cette littérature molle qui nous envahit à chaque rentrée littéraire. Manchette est profondément un écrivain de l'action, de la cité et de la ville. C'est pour cela qu'il restera très longtemps moderne." (Livres-Hebdo, 11/04/08)



PS : vous pouvez retrouver Manchette en images sur le site de Libération, dans la rubrique Album des écrivains.
par jeanjean publié dans : polarenvrac... communauté : POLARDISES
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Dimanche 16 mars 2008
La Médiathèque du Pays de Flers, dans l'Orne, organise depuis 1991 une Fête du Livre, consacrée cette année au polar et intitulée Des mots assassins
La manifestation se déroulera du 28 au 30 mars. Expositions, spectacles pour petits et grands, cafés polar, projections, conférences... Un programme riche et varié, avec pas moins de 32 auteurs, parmi lesquels Béatrice Nicodème, Jean-Hugues Oppel, Colin Thibert, Tranh Van Nhut, Olivier Mau... ! La médiathèque ne fait pas les choses à moitié ! Et leur visuel est aussi sacrément réussi, non ?

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Et puis à Lyon se déroulera, aux mêmes dates, la 4ème édition Quais du Polar. A vocation internationale, la capitale des Gaules accueillera plus de 60 auteurs, français et étrangers : George Pelecanos, Arnaldur Indridason, Pascal Dessaint, Joe Lansdale, Piergiorgio Di Cara et j'en passe... Du lourd, du très lourd donc. 
Au menu : rencontres-signatures, conférences, parcours dans la ville, concours de nouvelles etc... Le tout accompagné d'une moisson de Prix et... d'une andouillette-frites arrosée d'un "pot" de rouge ?!
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Mercredi 27 février 2008
... sont attribués à :

 La Ménagerie de Joseph Bialot (Prix des lecteurs ; Rivages-noir)

Garden of Love de Marcus Malte (Prix de la critique ; éd. Zulma). Un succès d'estime amplement mérité pour un roman atypique, troublant et magnifiquement écrit. En souhaitant que ce prix (Garden of Love a déjà été  distingué par de nombreux autres prix) contribue à la notoriété de son auteur et lui permette de trouver un plus large public.

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...et pour les jeunes : 

S.O.S. collège en danger de Sophie Dieuaide (Prix jeunesse CM1/CM2 ; éd. Casterman, Cadet. Mystère)

Portée disparue de Caroline Terrée (Prix jeunesse 5ème/4ème ; éd. Milan Jeunesse, Macadam)

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Jeudi 7 février 2008
Le Prix SNCF du Polar 2007 vient de consacrer : 

undefinedCamino 999 (éd. Après la lune) de Catherine Fradier pour le Prix du polar français. Déjà lauréate du Grand Prix de littérature policière et du Prix Sang d'encre 2006, Catherine Fradier poursuit sur sa lancée... Une belle récompense pour ce polar politico-mystico-financier de bonne facture.
La (navrante) polémique et
l'action judiciaire qu'a intenté l'Opus Dei contre l'éditeur et l'auteur sont encore d'actualité : après avoir été débouté en novembre, l'Opus Dei vient de faire appel le mois dernier. A suivre...


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Bleu catacombes (éd. Le Passage) de Gida Piersanti pour le Prix du polar européen.







Vous pouvez toujours assister à la soirée de remise des prix en cliquant
ICI.

par jeanjean publié dans : polarenvrac...
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Samedi 22 décembre 2007
Roger Grenier a écrit de nombreux romans, nouvelles, essais, dont un sur Camus notamment. Son dernier livre paru, Instantanés, retrace en 25 portraits les rencontres qu’il a faites au cours de sa vie, parmi lesquelles Queneau, Romain Gary, Cortazar et … James Hadley Chase (de son vrai nom René Raymond), à propos duquel il raconte :
 
« (…) A vingt ans, il devient responsable d’une chaîne de librairies de location. Il sélectionne. Il lit des milliers de livres. Il observe les clients. Il constate le succès des romans policiers tough. C’est ainsi qu’il finit par se dire : « pourquoi pas moi ? ». Equipé d’une machine, de papier bleu et d’un dictionnaire d’argot, il commença à écrire Pas d’orchidées pour miss Blandish.
Cet homme méthodique n’a rien laissé au hasard. Je lui ai demandé :
chaseportrait.jpg« Pourquoi ce pseudonyme, James Hadley Chase ? 
- J’ai longtemps observé les clients des librairies. Ils regardent les rayons, rangés par ordre alphabétique. Ils passent devant le A, hésitent devant le B et commencent à sortir des livres à C. Il fallait donc que mon nom commençât par C. Jusqu’à G, c’est bon. Après, ils sont fatigués. »
James Hadley est venu compléter Chase.
« C’était la mode des noms en trois morceaux. »
- Mais vous avez signé aussi des livres Raymond Marshall et Ambrose Grant.
- C’était la guerre. Chaque auteur n’avait droit qu’à une attribution de papier limitée. Avec trois noms, je pouvais publier trois fois plus. »
 

…Et Chase fut particulièrement productif, avec environ 90 romans à son actif !
 
Anecdote savoureuse d’une époque où les romanciers français, de leur côté, étaient presque contraints de publier sous pseudo américain, avec la vague du hard-boiled qui déboulait sur les côtes françaises juste après celle des Alliés.
Enfin, prendre un pseudo américain alors qu’on est anglais avec un nom à consonance française, là ça devient franchement cocasse !
 
Les romans de Chase sont toujours très détaillés (le nom d’une rue ou d’un bar dans telle avenue américaine…), ce qui a longtemps fait croire à ses lecteurs qu’il était américain ou, tout du moins, qu’il s’y rendait régulièrement. Hors il n’y a jamais mis les pieds ! Son truc c’était plutôt les annuaires… D’ailleurs :
 
« Parlez-lui de l’Amérique. Sous sa moustache se dessine une moue de dégoût.
- Je n’aime que les vieilles églises, la campagne, les concerts. Je ne vois pas ce que l’Amérique pourrait m’apporter. »
 
 
A noter que plusieurs romans de Chase ont été réédités cette année en Folio Policier, ainsi on peut (re)lire Pas d’orchidée…, Eva, Méfiez-vous, fillettes ! ou La Chair de l’orchidée dans une nouvelle édition. Un p’tit rafraichissement qui pouvait pas faire de mal après presque dix ans de traversée du désert éditorial…

eva1.jpgeva2.jpgchase4.jpgchase1.jpgmefiez-vous.jpgorchid--e-2.jpgorchid--e.jpgchase3-copie-1.jpg







allez, pour le plaisir...chase7.jpgchase9.jpg
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Si vous avez un peu de temps (et ça vaut vraiment le coup, rien que pour le décor...), je vous invite à regarder cet extrait, datant de 1972, où le cinéaste Jean-Pierre Melville (Le Deuxième souffle, L'Armée des ombres...) évoque l’univers de J.H. Chase.

Enfin, vous pouvez aller jeter un oeil sur ce site, par un fan(atique) de l'écrivain.
par jeanjean publié dans : polarenvrac...
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Samedi 15 décembre 2007

 « POLAR : Les polars sont des romans à thèse. Il n’y a pas plus moral : la saleté du monde, personnifiée par un patron de P.M.E. de province partouzeur, un chef de clinique politicard et un évêque pédophile, est méticuleusement dénoncée par un inspecteur morose et mal rasé qui a pris une cuite la veille. Populaires, très bien traités par la critique, ils se croient subversifs.
Le mot polar est laid. (…) C’est curieux, cette épidémie de romans policiers. Cette vision populiste du monde. Elle a influencé les romanciers normaux (sic), et la littérature a été peu à peu infectée d’esprit policier, cette paresse de l’imagination : combien y a-t-il de narrateurs qui enquêtent sur un personnage, détectives soupçonneux à la posture modeste ? Ça n’arrange pas l’entente du monde avec lui-même, tout ça. »

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Mazette ! Non, cet extrait n’est pas tiré du journal intime d’un académicien des années 50 mais du Dictionnaire égoïste de la littérature française, édité en 2005, lauréat des Prix Décembre, Prix des lectrices de Elle et Prix de l’Essai de l’Académie française.
 
(maintenant, faîtes diligence et inclinez-vous légèrement afin de saluer Legrantécrivain ainsi récompensé, merci…) Voiiiilà… Vous pouvez reprendre la lecture.
 

L’écrivain
Le poète Le rivegauchien Un certain Charles Dantzig y commente auteurs, œuvres, concepts littéraires (sur près de 1000 pages, dont une demie pour le polar !), avec érudition d’ailleurs et non sans une certaine virtuosité, des qualités rares mais qui ne suffisent pas, hélas, à combler le vide absolu de ses quelques méfaits littéraires, petits romans écrits au seul prétexte de placer ici et là une tournure bien sentie ou autre pirouette stylistique… Un bel exemple de masturbation verbale et de stérilité littéraire.
Car, si ce monsieur a certes de la p(r)ose, il n’écrit qu’avec son seul stylo quand d’autres (polardeux par exemple…) le font avec leurs tripes… 

par jeanjean publié dans : polarenvrac...
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